DU VIDE AU PLEIN
- il y a 6 jours
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A force de peindre des grandes toiles qui finissaient par s’accumuler dans l’atelier, le jour où je me retrouve face à un bloc de feuilles cartonnées de dimension A4, je décide de me restreindre à ce format et de concevoir mes 350 collages.
J’ai toujours pratiqué le collage de façon épisodique et régulière, que ce soient les estampes aux encres de chine pour évoquer la danse, les affiches politiques dans un esprit cubiste, les reliefs blancs qui évoquent les souffrances discrètes et les peintures à l’huile sur papier, encadrées de journaux anciens en hommage aux bistrots.
Au fur et à mesure que je travaillais sur la feuille blanche, le vide disparaissait de plus en plus de la page. En avançant dans mon projet, je voyais bien que je continuais de récupérer de façon obsessionnelle de plus en plus de papiers. Je me suis retrouvé au final avec une dizaine de caisses bien remplies. Les collages eux mêmes avaient tendance à faire disparaître tout espace blanc de la feuille.
C’est dans cette accumulation de feuillets de toutes sortes, allant de mes propres dessins aux cartons d’invitation, des papiers peints aux affiches sérigraphiées, que je crée cette imposante série de collages au format 21x29,7cm. Comment exprimer ma sensibilité sur une surface minime tout en ayant l’idée de renouer avec une certaine tradition du collage. A vouloir faire place dans mon atelier, et m’astreindre à faire le vide en quelque sorte, me voilà de nouveau avec ce trop plein de choses nouvelles.
Des 350 collages fabriqués, j’en ai sélectionné une vingtaine que j’ai reproduit ici en digigraphies, une méthode d’impression numérique qualifiée de centenaire !
à votre bon cœur Messieurs, Dames !
Olivier DE SCHRYNMAKERS
Texte rédigé dans le cadre de l'exposition de la Fête de l'Estampe 2026



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